Partager l'article ! Acte XI : Le "Trophée Guadeloupe" partie 1 : du 19 au 22 novembre: ...
Vidéo du comité du tourisme des îles de Guadeloupe
Pour la dernière épreuve
du Grand Trophée 2008, direction l’arc antillais à
quelques 7000 kilomètres de la métropole. Au cœur de l’archipel des Antilles, la Guadeloupe présente
l’originalité de se trouver à la jonction des 2 chapelets d’îles qui le composent. Chacune des 2 ailes du papillon
guadeloupéen, seulement séparé par un étroit bras de mer appelé Rivière Salée, appartient à l’une des deux formations géologiques :
- la Grande-Terre, à l’est, est une vaste étendue
constituée d’une épaisse couche de dépôts calcaires dus à l’accumulation de formations coralliennes. Quasi plat (altitude maximale 135 m), le plateau calcaire s’étend jusqu’à l’Atlantique, et ne comprend que de
rares collines ou mornes, qui n’abritent aucun cours d’eau. Le nord de la région est entièrement voué à la culture de la canne à sucre. Dans le sud de la Grande-Terre, cependant,
les Grands-Fonds offrent un spectacle topographique insolite, composé d’une multitude de mornes aux
pentes vives, entre lesquels s’enfoncent d’innombrables ravines encaissées. C’est sur ce terrain plat et parfois vallonné qu’aura lieu la
cyclosportive… Le contre-la-montre, lui, aura lieu sur un parcours ultraplat en bord de mer.
- la Basse-Terre, à l’ouest, montagneuse et verdoyante, recouverte d’une épaisse végétation tropicale, est
entièrement volcanique, comme en témoigne la Soufrière,
point culminant des Petites Antilles (1467 m). L’île est néanmoins séparé en 2 versants clairement identifiables : à l’est, côté
atlantique, des pentes douces sur lesquelles ont pu s’installer cultures de bananes et habitations. C’est sur
ce terrain qu’aura lieu la grimpée chronométrée. Par contre à l’ouest, côté mer des Caraïbes, la
montagne plonge rapidement dans la mer.
L’archipel guadeloupéen est également constitué
de :
- Marie-Galante, couverte de moulins, au même type de relief que le nord de la
Grande-Terre ;
- les Saintes, féérique, avec la baie de Terre-de-Haut décrite comme une des 3 plus belles du monde ;
- la Désirade, sèche et inhospitalière, car exposée aux vents de l’Atlantique ;
- les îlets de la Petite-Terre, classés réserve
naturelle, car occupés par plusieurs centaines d’iguanes antillais.
Le climat est celui d’une île tropicale, c’est-à-dire que, située au milieu des mers chaudes de
l’Atlantique, elle bénéficie d’un climat répondant à trois caractéristiques : insularité, chaleur et
humidité. En premier lieu, l’île est ventilée par les alizés soufflants de l’est. Ensuite, les
températures restent élevées toute l’année (26°C de moyenne), grâce à sa latitude entre le tropique du Cancer et l’équateur. Le ciel guadeloupéen est fréquemment nuageux, et l’air est lourd et moite. C’est un « microcosme du monde tropical », avec une île aux 1000 visages dus à
la diversité des milieux naturels.
Le « trophée Guadeloupe » sera attribué après 3 épreuves :
- vendredi 21 novembre : un contre-la-montre de 10 kms de Saint-François à la Pointe des Châteaux, en
bord de mer ;
- dimanche 23 novembre : une course en ligne de 133 kms traversant la Grande-Terre ;
- lundi 24 novembre : la grimpée du col des
Mamelles, longue de 10 kms, en Basse-Terre.
Avec un séjour réduit à 7 jours sur l’île, dont 3 consacrés presque exclusivement aux
compétitions, il y aura un choix à faire pour les excursions touristiques…
Sportivement, j’ai réalisé une nouvelle coupure de 1 mois suite à
"l’Auvergnate" fin août, après un choix délibéré de ne pas concourir à la 10ème épreuve du Grand
Trophée ("la ronde picarde" : 187 kms vallonné), le classement général me figeant en
4ème place du classement général définitivement. L’entraînement a repris début
octobre avec le mulet, pour des sorties de 100 kms à 30 / 35 km/h dans le terrain vallonné de la Haute Saône,
pour quelques 600 m de dénivelé, comme la course en ligne qui m’attend… A cette même période j’ai du également faire changer la fourche de mon cadre chez un détaillant Cervélo (à Dôle, le plus proche), après un rappel du fabricant pour un
échange gratuit en raison d’un risque de rupture du pivot de fourche carbone. Pour un cadre garanti à vie, ça fait un peu désordre… Une fourche de marque
3T remplace l’ancienne Wolf, pour un poids et une rigidité quasi-identique. Seuls avantages, le vélo gagne en esthétique, le marquage blanc et la
couleur noire étant identique à mon cadre (nouvelle fourche de la gamme 2009), et la fourche est beaucoup plus profilée, se mariant également mieux
avec l’aérodynamisme du cadre.
Le
vélo avec la nouvelle fourche : 7,0 kg avec les roues à pneus Zipp 303 de 2005
1er jour : mercredi 19 novembre. Le long voyage « aller »
Quelques 7500 kms me séparent au départ de Luxeuil de mon point d’arrivée à
la Guadeloupe. J’ai fait le choix de monter sur Paris par la voie ferrée au départ de Vesoul, pour ne pas laisser ma voiture 1 semaine sur le parking
de l’aéroport, et surtout éviter un dangereux retour de mon séjour par la route après une nuit passée dans
l’avion (atterrissage à Orly à 06h50 du matin après 8 heures de vol), comme au retour de la Martinique en janvier 2006. J’emmène 3
valises : la plus lourde pèse 40 kg avec le vélo entièrement démonté et tout le matériel, la moyenne
20 kg avec les vêtements (5 kg de moins que la limite autorisée pour ramener les souvenirs), le bagage à main 10 kg avec l’ordinateur
portable.
Photo du vélo partiellement démonté... Heureusement que la tige de selle
n'est pas intégrée au cadre de grande taille (56), il aurait fallu démonter le pédalier !
Départ de Vesoul à 06h00, arrivée à la Gare
de l’Est à 09h15 (temps froid et pluvieux). Puis prise d’un taxi pour se rendre à l’aéroport d’Orly (1 heure avec les bouchons), pour une arrivée à l’aérogare
à 10h30. Et le début des déboires… Après 1 semaine de grèves des personnels
d’Air France, le vol AF620 voit une centaine de vacanciers retardés les jours précédents prioritaires pour ce
vol ! Arrivé dans les derniers pour l’enregistrement, je suis placé sur liste d’attente avec une grosse
cinquantaine de personnes, pour un vol programmé le lendemain… Après une heure d’attente angoissée, je suis finalement repêché en tant
qu’ultime partant du vol (comme quoi râler à du bon). A 11h15 j’enregistre enfin mes bagages, et à 11h45 je monte dans le Boeing 777, 15 minutes
avant le décollage. 08h25’ de vol, pour un atterrissage à Pointe-à-Pitre à 15h25 heure locale (5 heures de décalage horaire avec la métropole).
Sortie de l’aérogare à 16h00 le temps de récupérer les valises, puis direction l’agence de location de voiture pour récupérer la Clio : il fait beau et le thermomètre affiche plus de 30°C… 1 bonne heure de voiture pour arriver enfin à l’hôtel Golf Village sur les hauteurs de Saint-François, à 35 km de la capitale. Il est 18 heures, la nuit est déjà tombée. Je récupère les clefs de mon bungalow implanté dans la palmeraie : cela fait plus de 17 heures que j’ai quitté ma Haute Saône natale… Quel voyage ! Je défais rapidement mes valises (sauf le vélo), puis premier repas créole au restaurant de l’hôtel (séjour en demi-pension), pour se coucher vers 21 heures. Car demain il faudra se lever tôt pour profiter de la première journée du séjour.
2ème jour : jeudi 20 novembre. Le nord de Grande-Terre
J'ai décidé de
décomposer mon séjour en 2 temps. D'abord les 4 premiers jours un séjour "bleu" sur la Grande-Terre.
Le matin est consacré au montage du vélo. A 10 heures je pars en voiture direction le nord de la Grande-Terre. Du Moule à la pointe de la Grande Vigie s’étend sur 30 kilomètres un spectaculaire mur de falaises qui se jettent dans l’océan Atlantique. Un paysage austère mais particulièrement impressionnant que j’avais photographié du ciel la veille depuis la vitre latérale du Boeing.
Photo des falaises vues du ciel. On aperçoit l'entrée du lagon de la Porte d'Enfer, et au-dessus la pointe de la Grande Vigie.
Le reste du territoire se partage entre plaines et plateaux, consacrés tantôt aux cultures, tantôt à
l'élevage. Ma
première halte a lieu à la plage de l’anse Maurice, archétype de la plage familiale
guadeloupéenne, bordée de raisiniers.
A la vue des déchets rejetés par la mer, la baignade sera pour plus
tard...
Puis direction la Porte d’Enfer, et son lagon. Flanqué entre 2 falaises, il s’avance profondément dans la terre découpée en faille étroite, et il est naturellement protégé des rouleaux violents de l’Atlantique. Les fondus de bleus sont incroyables ! A l'origine, à demi-fermé par une arche naturelle en surplomb, cette porte s'est écroulée lors du séisme de 1843. La végétation xérophile (adaptée à la sécheresse) est une des caractéristiques de ce plateau sauvage.
Il dessine une piscine naturelle aux eaux chaudes et peu
profondes, de 300 m de longueur sur 40 m de largeur. Le cordon de sable blanc est minuscule. Ce sera mon premier bain de mer, et ma première apnée avec PMT (palmes,
masque et tuba).
De là débute le chemin des Douaniers, l’une des
randonnées les plus spectaculaires de Guadeloupe, mais aussi l’une des plus dangereuses ! Le sentier
longe les falaises, perchées entre 30 et 60 m de hauteur, approchant parfois tout à fait du bord, avec de majestueux panoramas. Le calcaire y est
friable, avec de nombreux effondrements dus à la violence des vagues de l’océan. Il mène dans un premier temps au trou de
Madame Coco, une grotte marine percée par l'océan dans la falaise, et sa légende : elle aurait livré un commerce avec le diable…
Plus loin le trou du Souffleur offre un spectacle inédit : quand la mer est assez agitée, une gerbe d’eau est propulsée vers le haut avec un grognement sauvage et mystique…
Un trekking de 3 heures à pied aller et retour, avec de la pluie à mi-parcours… Puis je reprends la voiture en direction de la pointe de la Grande Vigie, un des sites les plus visités de Guadeloupe. Située sur la pointe extrême de la côte est
de l’île, elle offre le spectacle éblouissant de flots rugissants s’écrasant à 80 m en contrebas des falaises ! La végétation y est très pauvre, car constamment exposée au
vent.
3ème jour : vendredi 21 novembre. Le contre-la-montre de la pointe des Châteaux. La Bretagne
sous les Tropiques
Aujourd’hui début
de la compétition… Mais elle n’a lieu qu’en milieu d’après-midi ! Le matin est mis à profit pour visiter le site naturel de la pointe des Châteaux, à 10 km de Saint-François, à l'extrême ouest
de la Grande-Terre. C’est le lieu touristique le plus visité de Guadeloupe. Le lieu est fascinant : à la pointe, les fonds qui
chutent brusquement ont empêché la formation de coraux. Les vagues de l’Atlantique se jettent donc avec fracas contre le morne Pavillon ou les
Châteaux des Rocs qui composent cette côte rocheuse, sculptant leur forme, dans un paysage aride balayé par les vents.
Balayée par un courant violent et par des vagues déferlantes, la plage de
la pointe des Châteaux est strictement interdite à la baignade. Du haut de ses 43 m, le morne Pavillon domine l'ensemble de la pointe. Au sommet on trouve une croix surplombant toute la baie et une table
d'orientation.
Du sommet du Morne Pavillon, on domine la plage et la pointe des
Châteaux, et en arrière-plan la somptueuse plage des Salines. Son sable d'un blanc aveuglant s'étire sur près de 1,5
km, enrobant la Grande et les Petites Salines. Protégé par une barrière de corail, je m'offrirai 1 heure de bain de mer et ma seconde PMT.
Retour à mon bungalow peu après midi. Déjeuner rapide, et à 13 heures j'enfourche mon vélo, pour reconnaître intégralement les 10 km du
contre-la-montre entre le golf de Saint-François et la pointe des Châteaux. Plus la bande de terre se rétrécit, plus la végétation se
rabougrit sous l'effet d'un ensoleillement quasi-permanent, du vent fort venu de l'Atlantique et des embruns salés. C'est un parcours linéaire et ultraplat, longeant le bord de
mer, avec les alizés soufflant de face à plus de 30 km/h, transformant le ridicule dénivelé de 10 m en un long faux plat montant : un parcours pour "homme fort"...
Les 10,3 km sont effectués "tranquillement" en 20'14'' à 31,1 km/h
et 148 bpm, puis retour vent dans le dos à 30,3 km/h et 128
bpm. Je repasse à l'hôtel pour m'alimenter et régler l'inclinaison de mon cintre qui ne me convient pas. A 14 heures 30, je me rends au départ du contre-la-montre où 44 concurrents se sont réunis. Parmi eux de nombreux "pro" :
- Benjamin Samson, triathlète professionnel venu en Guadeloupe pour participer ce dimanche au triathlon Karukéra, considéré comme le meilleur nageur
des triathlète au monde ;
- Jimmy Casper, coureur professionnel de l’équipe
« Agritubel »,
sprinter
qui a un palmarès de 38 victoires professionnelles, dont la 1ère étape du Tour de France 2006 à Strasbourg (devant Mac Ewen, Zabel
et Bennati). 3 victoires en 2008… Et aura une année 2009 flamboyante !
1er/ Benjamin SAMSON les
10,05 km en 14’54’’ à 40,3 km/h vent de
face...
Vélo, roues et casque profilés, SAMSON fait parler la poudre sur le contre-la-montre !
2ème/ Xavier JOLY
(Dijon/21) 16’01’’ à 37,7 km/h,
à 1'07" de Samson
3ème/ Jimmy
CASPER
16’20’’ à 36,9 km/h, à 19’’ de JOLY
4ème/ Thierry MARIE
16’21’’ à 36,9 km/h, à 20’’
10ème/ Magali
MOCQUERY
17’00’’ à 35,5 km/h, à 59’’
11ème/ Hervé
DOUETTE (Luxeuil/70) 17’01’’ à 35,5 km/h, à 1’00’’ (soit 600 m...)
12ème/ Pascal BARBAGELATA (Antibes/06) 17’03’’ à 35,4 km/h, à 1’02’’
14ème/ Magali LE
FLOCH
17’29’’ à 34,5 km/h, à 1’28’’
19ème/ Cédric QUEMENER (Brétigny/91) 17’40’’ à 34,1 km/h, à
1’39’’
Conclusion :
Que des métropolitains dans le top 20 en ce vendredi... Même si les écarts sont inférieurs ou égaux à la
minute (hormis l'extra-terrestre Samson) sur les prétendants au classement général du "Trophée
Guadeloupe", certains coureurs n'ont pas joué le jeu en faisant du drafting (rester coller à la roue du coureur qui vous a
rattrapé) : c'est le cas de Casper parti dérrière les 2 pros féminines, et qui les a emmenés dans un fauteuil jusqu'à
l'arrivée... Si eux ne montrent pas le bon
exemple...
4ème jour : samedi 22 novembre. Les îlets de la Petite-Terre en catamaran : le "paradis
perdu".
Vidéo "Dolphins-The big blue overture"- Eric Serra (1988)
Impossible de ne pas découvrir cet archipel ! Au sud-est de la pointe des Châteaux, à 20 km de Saint-François (10 miles marins), les 2 îlets de la Petite-Terre (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas) forment un archipel corallien que l'on ne distingue que par la silhouette de son phare. Les îlets ont été classés Réserve Naturelle depuis 1998, ce qui en fait les plages les plus préservées des Antilles. C'est en effet un joyau écologique tant sur le plan marin que terrestre... Pour s'y rendre, il faut embarquer sur un des immenses catamarans de 25 m qui proposent un programme à la journée : traversée au départ de Saint-François tôt le matin, émerveillement de la découverte entre terre (balade dans la fournaise pour voir les iguanes) et mer (PMT dans le lagon), apéritif et déjeuner créole à volonté, retour sous spi en fin d'après-midi.
Réveil à 06h00 du matin, petit-déjeuner pantagruélique, puis je prends la voiture pour me rendre à la marina du port à 07h15. Là
embarquement dans le petit catamaran de Uhaïna Croisières qui permet une traversée en "petit comité de 28 personnes" dans une ambiance conviviale. Largage des amarres à
07h30, pour une traversée de 2 heures et demies sous spi à 8 miles/h : féérique... Sortie du port au moteur, puis on
déploie voile et spi. L'itinéraire longe dans un premier temps la pointe des Châteaux (beaucoup moins vite que la veille en
vélo), puis direction le sud-est en plein océan Atlantique. Le ciel est voilé, et la mer forte : ça
secoue énormément (sujet au mal de mer s'abstenir...). Moi j'ai pris place dans le filet entre les 2 flotteurs avant, histoire d'avoir quelques sensations supplémentaires !
Vers 10 heures, les 2 îlets de Petite-Terre apparaissent enfin au lointain, aidée par la silhouette du phare de l'île qui est le seul repère marin. Après avoir rangé spi et voile, il reste à franchir au moteur la passe
dangereuse par forte houle (c'est le cas aujourd'hui) pour accéder au chenal séparant les 2 îlets, où le voilier mouillera pour la journée.
On aperçoit enfin le décor de carte postale qui va nous accueillir pour la journée : une plage de sable
blanc plantée de cocotiers à l'ombre protectrice, bordant le lagon aux eaux turquoises et peu profondes du chenal. A
gauche Terre-de-Bas où l'on va débarquer, à droite Terre-de-Haut
strictement interdite.
Après une brève visite de la plage et son côté
"Robinson Crusoé", direction le lagon pour une bonne heure de PMT. Protégé par une barrière de récif corallien, il mesure 200 m de long sur 100 m
de large. C'est un aquarium naturel avec des fonds peu profonds de toute
beauté, avec de très nombreux spécimens de poissons tropicaux : des plus petits aux plus gros (barracuda, raie, requin récif dormant au pied des
falaises), et de très nombreuses tortues qui viennent pondre sur les rivages... Quelques photos (c Pascal Peyrache) de ces paysages
sous-marins, et de leurs habitants :
Raie pastenague
Tortue imbriquée
Puis nouveau plongeon dans les eaux transparentes du lagon, pour une nouvelle heure de PMT. S'ensuit un bain de soleil et une sieste, histoire de se reposer les yeux des splendeurs vues jusque là, sur terre comme sur mer. Après un dernier bain de mer, on embarque sur le catamaran pour le retour vers Saint-François. Une bande de dauphins viendra nous faire un ultime au-revoir dans le chenal, et poussé par les alizés le trajet est fulgurant...
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||